Question&Reponse ?? Soyez serein !  posté le lundi 25 janvier 2010 11:03

J’aimerais me convertir à l’islam… Bonjour. Je suis sur le point de me convertir à l'islam. J'aimerais savoir que doit faire une personne, homme ou femme, pour se convertir à l'islam et pour que cela soit valable. J'aimerais aussi savoir si je dois me faire circoncire. Je voudrais enfin vous dire que j'ai une certaine appréhension liée au fait que je ne connais pas grand-chose de l'islam et que je risque donc, après ma conversion, de commettre sans m'en rendre compte une erreur par manque de savoir sur les règles éthiques, morales et sociales de l'islam. Mon appréhension concerne les autres musulmans : comment vont-ils me percevoir ? Voilà une de mes craintes : d'être jugé par les musulmans et musulmanes. L'islam n'est pas « la religion des Arabes » Réponse : Avant de répondre à vos questions, je voudrais rappeler quelques points essentiels : L’islam n'est pas « la religion des Arabes ». L'islam est un message universel d'amour et de paix, une conception de l'univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de « soumission », en arabe : « islam »), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auquel n'importe quel être humain peut adhérer. Que l'on soit typé comme un Oriental ou comme un africain à la peau sombre, que l'on soit blond aux yeux bleus ou jaune aux cheveux noir de jais… Que l'on soit un bédouin du désert ou un cadre informatique travaillant dans un gratte-ciel, que l'on soit navigateur voguant sur les eaux bleues ou ouvrier gagnant sa vie à la sueur de son front et à la force de ses bras… que l'on soit d'Orient ou d'Occident… Que l'on soit né dans une famille musulmane ou que l'on choisisse de se convertir à l'islam par conviction profonde et intime, après avoir été adepte d'une autre religion ou après avoir été athée… Que l'on soit homme ou femme… Que l'on soit âgé ou jeune… L'islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d'adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l'étaient déjà avant eux. Dieu  dit : يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُمْ مِنْ ذَكَرٍ وَأُنْثَى وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِنْدَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ إِنَّ اللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ  Ô les hommes, nous vous avons créés à partir d'un seul homme et d'une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d'entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur.  (Les appartements/13). Et il dit  : وَمِنْ آَيَاتِهِ أَنْ خَلَقَ لَكُمْ مِنْ أَنْفُسِكُمْ أَزْوَاجًا لِتَسْكُنُوا إِلَيْهَا وَجَعَلَ بَيْنَكُمْ مَوَدَّةً وَرَحْمَةً إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِقَوْمٍ يَتَفَكَّرُونَ وَمِنْ آَيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ إِنَّ فِي ذَلِكَ لآَيَاتٍ لِلْعَالِمِينَ   Et parmi Ses Signes : Il vous a créés de terre, puis vous voilà des hommes se dispersant [dans le monde]. Et parmi Ses Signes : Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses pour que vous viviez la tranquillité auprès d'elles et il a mis entre vous de l'amour et de la tendresse. Il y a en cela des signes pour ceux qui réfléchissent. Et parmi Ses Signes : la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs. Il y a en cela des signes pour ceux qui savent.  (Les romains/20-22). Aucune contrainte ne peut être exercée sur qui que ce soit pour le convertir à l'islam. Le Coran est clair : لا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ قَدْ تَبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ Pas de contrainte en religion : la vérité s'est distinguée de l'erreur.  (La Génisse/256). Au niveau de la croyance et des grands principes (Al-Oussoul c.-à-d. les fondements de la religion reconnus par nos pieux prédécesseurs), il n'y a pas de différences dans l’application des règles de l'islam par rapport à l’environnement dans lequel vivent les musulmans. En revanche, pour ce qui ne relève pas de ces choses-là, une adaptation de certaines règles par rapport au contexte ('ourf) est possible. ¤ La conversion d'une femme ou d'un homme à l'islam: Il s'agirait plutôt d'une « reconversion à l'islam », puisque, comme l'a dit le Prophète (sur lui la paix), chacun et chacune naissent en étant prédisposés (fitra) à l'aspiration et à la soumission à Dieu, ce qui est le sens du mot « islam ». En islam, étant donné qu'il n'y a pas de clergé, il n'y a pas de représentant de Dieu sur terre au sens clérical du terme. En effet, en islam, tous les musulmans sont des représentants de Dieu sur terre sans aucune distinction si ce n’est avec la piété. De même, il n'y a pas de baptême comme c'est le cas dans le catholicisme. Pour se convertir à l'islam, il suffit d'accepter qu’« il n'y a aucune divinité digne d’être adorée en dehors de Dieu et d’accepter que Muhammad (sur lui la paix) est le dernier Messager de Dieu ». Le mieux est qu'on le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage. Il est bon que des musulmanes et musulmans, qui sont présents dans le lieu que l'on habite, sachent que l'on s'est reconverti à l'islam. Cela parce que les musulmans forment une grande communauté (qui n'est basée ni sur la race ni sur la couleur de la peau, mais sur l'acceptation d'une même croyance, conception du sens de la vie et sur le partage de valeurs communes), et le Prophète (sur lui la paix) a souvent rappelé qu'il faut rester attaché à la communauté (al-jamâ'ah) (ce d'autant plus qu'il n'y a pas de clergé en islam). Cela est d'ailleurs utile pour maintes occasions : en cas de décès, par exemple, les frères et sœurs pourront prendre les mesures nécessaires pour qu'on soit inhumé aux côtés de ses frères et sœurs musulmans. Les conditions du témoignage L'acceptation des deux points mentionnés ci-dessus revient à accepter des choses plus globales, comme : - vouloir sincèrement adorer Dieu et se soumettre à ce que Dieu veut. Il faut donc adorer Dieu sans rien lui associer et croire que nul ne mérite d’être adoré si ce n’est Dieu seul. Il faut mettre en application ses ordres et ses prescriptions selon ses possibilités. - croire comme véridiques toutes les paroles de Dieu (le Coran) et tout ce que Muhammad, Son dernier Messager, a montré comme voie (ses actes, ses paroles et approbations). Ce dernier témoignage implique de croire qu’il n’y a aucune personne sur terre qui mérité d’être suivie si ce n’est le Prophète (sur la paix). Nous disons bien « suivie » et non « adorée », car l’adoration n’est vouée qu’à Dieu seul, mais il faut l’adorer comme l’a adoré notre Prophète sans rien ajouter quoi que ce soit à sa législation ou en soustraire quoi que ce soit. C’est cela le réel suivi du Prophète (sur lui la paix). « Croire en quelque chose », ce n'est pas seulement « savoir l'existence de cette chose », c'est « savoir et accepter de tout son cœur, sans retenue, l'existence de cette chose » et mettre en application ce que ce témoignage implique. Celui ou celle qui se convertit doit le faire sincèrement pour Dieu et non pas pour rechercher un avantage matériel ou social (quel qu'il soit). Les musulmans et musulmanes n'ont aucune possibilité ni aucun droit de dire d'une personne qu'elle s'est convertie pour obtenir un avantage social. Mais Dieu, lui, sait ce que recèlent les cœurs et il demandera des comptes à chacun et à chacune le jour du jugement. Dieu dit (selon Abraham) : وَلا تُخْزِنِي يَوْمَ يُبْعَثُونَ يَوْمَ لا يَنْفَعُ مَالٌ وَلا بَنُونَ إِلا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ Et ne me couvre pas d’ignominie le jour où l’on sera ressuscité  le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité  sauf celui qui se présente à Dieu avec un cœur sain.  (Les Poètes/87-89) L’attestation que « Nulle divinité ne mérite d’être adorée sauf Dieu » et que « Muhammad est le Messager de Dieu », en expliquant sa signification et en montrant les conditions de cette attestation. Son sens est le suivant : « Nulle divinité ne mérite d’être adorée… » signifie : renier tout ce qui est adoré en dehors de Dieu. « …Sauf Dieu » signifie : affirmer que l’adoration est réservée à Dieu, sans aucun associé. Quant aux conditions de cette attestation, elles sont au nombre de huit : 1. La connaissance (de son sens) qui s’oppose à l’ignorance. 2. La certitude qui s’oppose au doute. 3. L’exclusivité du culte (la sincérité) qui s’oppose au polythéisme. 4. La véracité qui s’oppose au mensonge. 5. L’amour qui s’oppose à la haine. 6. La soumission qui s’oppose au délaissement. 7. L’acceptation qui s’oppose au rejet. 8. Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors de Dieu. Certains ont rassemblé ces conditions sous forme de vers : Savoir avec certitude, sincérité, Amour, soumission, mais aussi véracité, L’acceptation, et huitièmement le rejet, De tout ce qui, en dehors de Dieu, est adoré. ¤ La conversion à l'islam dans les faits La personne prononce la formule « Je témoigne qu'il n'y a aucune divinité méritant d’être adorée en dehors de Dieu et que Muhammad est le messager de Dieu » (En phonétique : Ach-Hadou ane lâ ilâha illa lahou wa ach-hadou anna Mouhamadane rassouloullahi). Le mieux est qu'elle le fasse devant d'autres personnes, puisqu'il s'agit d'un témoignage. Après cela, vous êtes musulman(e) avec l’aide de Dieu… L’équipe d’islamhouse vous félicite et vous souhaite tout le bonheur dans cette vie et dans l’au-delà… Il y a aussi une autre formule que l'on peut également dire et qui est extraite d'une parole du Prophète (sur lui la paix) : « Je crois en Dieu, en l'existence des anges, en les Livres de Dieu, en Ses messagers, au Jour dernier, et au Destin (que le bien et le mal ont été prédestinés par Dieu). » Il est bon d'informer des musulmans et musulmanes de sa conversion à l'islam. En effet, l’islam est une religion qui appelle à l’union. À partir de ce moment, on apprendra peu à peu non seulement les actes du culte, mais aussi les règles éthiques, morales et sociales que l'islam offre aux femmes et aux hommes. Cela se fera peu à peu. Il ne faut pas s'angoisser dès le premier instant, et il ne faut surtout pas croire que l’on pourra tout appliquer en peu de temps, mais l’islam est une école de la vie, elle éduque selon chaque possibilité de la personne. La personne prendra soin d’apprendre sa croyance avant toute chose puis les cinq piliers de l’islam et les mettre en pratique. Le jour où l'on se convertit, il est mieux de prendre un bain complet (dans certains cas cela peut également être obligatoire), et ceci pour se purifier, car l’islam efface tous les péchés commis avant la conversion, c’est une nouvelle naissance en quelque sorte. D’où le fait de se débarrasser de la pilosité qui se trouve sous les aisselles et sur le pubis (comme les musulmans et les musulmanes le font tout au long de leur vie). En effet, se débarrasser de cette pilosité est un acte de propreté en islam et un signe de la saine nature (la fitra). Certains organismes et instituts délivrent des « certificats d'appartenance à la religion musulmane », certificats établis devant le témoignage, par la personne, de la formule de foi. Ces certificats ne servent pas à prouver aux yeux des autres musulmans sa conversion à l'islam, mais seulement à l'accomplissement du pèlerinage à La Mecque (les autorités saoudiennes demandant souvent, pour des raisons évidentes d'administration, ce genre de certificats). Donc, il serait utile de se le procurer. En France, les grandes mosquées, comme celle de Paris le délivrent. ¤ L'homme qui se convertit à l'islam doit-il se faire circoncire ? Ce qui est certain, c'est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu'un se serait converti, mais ne se serait ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en-soi valable. La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s'être fait circoncire après s'être converti constitue donc un péché ou pas. D'après les savants Ash-Shâfi'î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que le savant Abû Hanîfa la recommande fortement (Al-fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752). Le savant Ash-Shawkânî a donné préférence à l'avis disant que ce n'est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Il y a certes un hadith du Prophète (sur lui la paix) où il a dit : « Celui qui se convertit, qu'il se fasse circoncire », Mais Ash-Shawkânî a démontré qu'aucun hadith indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n'est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135). Même ceux des savants qui pensent que c'est obligatoire disent qu'au cas où, à cause de l'âge, il ne serait pas bon pour quelqu'un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419). Soyez serein ! 1- Il est vrai que l'islam dit que chaque musulman et musulmane qui assiste à un acte répréhensible, doit rappeler à celui qui le commet ses devoirs vis-à-vis de Dieu. Mais le Prophète (sur lui la paix) a aussi enseigné la progressivité dans le rappel, ce qui est valable pour les musulmans en général, mais aussi et surtout pour ceux qui viennent de se convertir à l'islam. Le Prophète (sur lui la paix) avait envoyé Mou'âdh au Yémen vers la fin de sa vie, alors que la plupart des obligations et des interdictions de l'islam étaient déjà révélées. Or, il lui avait bien recommandé d'être progressif lorsqu'il informerait ceux qui se convertiraient à l'islam des obligations leur incombant : « Tu vas te rendre auprès d’un peuple de Gens du Livre. Que la première chose à laquelle tu les invites soit l’adoration de Dieu. Lorsqu’ils connaîtront cette adoration de Dieu, informe-les que Dieu a rendu obligatoires cinq prières dans la journée et la nuit. Et lorsqu’ils feront cela, informe-les que Dieu a rendu obligatoire sur eux une aumône qui sera prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres… » (Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim). Les musulmans et musulmanes doivent donc se souvenir de cet enseignement du Prophète (sur lui la paix) et ne pas vouloir tout rappeler (ce qui est fondamental/obligatoire, comme ce qui est secondaire/purement facultatif) à celui ou à celle qui vient de se convertir. 2- Et s'il s'agit de quelque chose de nécessaire qu'il faut rappeler, les musulmans et musulmanes doivent également se souvenir que le Prophète (sur lui la paix) a enseigné dans ce cas la douceur. Surtout vis-à-vis de celui ou celle qui vient d'embrasser l'islam et qui ne sait pas grand-chose de ses règles, pour qui il faut avoir beaucoup de compréhension. Justement, Mou'âwiya ibn al-Hakam raconte ainsi une expérience vécue auprès du Prophète (sur lui la paix) alors qu'il s’était converti récemment : « Pendant que j'accomplissais la prière sous la direction du Prophète, quelqu'un éternua. Je dis alors : “Que Dieu te fasse miséricorde !” [Formule que l'on dit en pareille circonstance, mais pas pendant la prière]. Les gens me regardèrent alors avec étonnement. Je leur dis : « Eh bien, qu'avez-vous à me regarder ainsi ? » Ils se mirent alors à tapoter de leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu'ils me demandaient ainsi d'observer le silence, je me tus. Lorsque le Prophète termina sa prière… Mes parents peuvent être témoins du fait que je n'ai jamais vu quelqu'un, ni avant lui ni après lui, enseigner d'une meilleure façon que lui. Par Dieu, il ne me blâma pas, il ne me frappa pas, il ne me dit rien de mal. Il me dit : « En prière, il ne convient pas qu'il y ait quelque chose relevant des paroles des gens. Cette prière n'est que proclamation de la pureté de Dieu, proclamation de la grandeur de Dieu, et récitation du Coran. » Je lui dis : « Ô Messager de Dieu, il n'y a pas longtemps que j'ai quitté l'état de non-croyance, et Dieu nous a offert l'islam récemment. Mais il y a parmi nous des gens qui se rendent auprès des devins. » Il me répondit : « Eh bien, ne te rends pas auprès d'eux »… » (Rapporté par Mouslim, nº 537). Un autre compagnon du Prophète (sur lui la paix) raconte : « Nous étions en train de parler de quelque chose. Il n'y avait pas longtemps que je m'étais converti à l'islam, et je dis [par habitude, pour appuyer mon propos] : « Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ [deux idoles de l'Arabie préislamique] ». Les autres compagnons du Prophète présents me dirent : « Quelle horrible parole as-tu dite là ! Rends-toi auprès du Prophète et informe-le de ce que tu as dit, car nous pensons que tu es peut-être devenu incroyant. » Je me rendis auprès du Prophète et lui racontai ce qui s'était passé. Il me dit : « Dis trois fois : « Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu, qui est unique et n'a pas d'associé », demande trois fois à Dieu de te protéger contre le démon, souffle sur ta gauche trois fois, et ne redis plus cela. » (Rapporté par An-Nassaï, nº 3776). Le Prophète (sur lui la paix) avait compris qu'il n'avait pas fait ce serment par apostasie, mais simplement parce qu’il avait encore l'habitude de le dire et ce serment était encore ancré en lui. C'est à ce genre de fait, tout à fait prévisible et involontaire de la part de personnes qui viennent de se convertir que se rapporte, d'après le savant Ibn Hajar, cette autre parole du Prophète (sur lui la paix): « Celui qui fait un serment et a dit : ‘Je jure par Al-Lât et Al-'Uzzâ’, qu'il dise (aussitôt) : ‘Il n'y a aucune divinité en dehors de Dieu ». Et celui qui a dit : « Viens jouer à un jeu de hasard », qu'il donne une aumône. » (rapporté par Al-Boukhârî, nº 4579, et par Mouslim, nº 1647). Les Arabes d'avant l'islam étaient friands des jeux de hasard avec mise d'argent, et si un musulman fraîchement converti disait par réflexe, sans réfléchir, à un ami : « Viens jouer à un jeu de hasard », il devra être conseillé avec douceur pour qu’il se repente et il donnera lui-même une aumône à un pauvre pour prendre de bons réflexes et de bonnes habitudes. 3- Enfin, il faut savoir qu'en islam, les musulmans et musulmanes rappellent, ils ne jugent pas. Dieu dit : وَذَكِّرْ فَإِنَّ الذِّكْرَى تَنْفَعُ الْمُؤْمِنِينَ  Et rappel, car le rappel profite aux croyants. (Qui éparpillent/55) Le Jugement pour les croyances et les actes se fera par Dieu, le jour du jugement. Il est vrai que, dans un pays musulman, – comme dans tous les pays du monde, des juges existent dans des tribunaux qui rendent des jugements juridiques face à une infraction constatée de la loi du pays. Mais ce n'est pas de ce jugement-là que nous parlons. Nous parlons du jugement qui consisterait à dire : « Toi tu iras au paradis ou toi tu iras en enfer ou Dieu ne te pardonnera jamais, etc. Mais ceci n’incombe pas au musulman, car ce genre de jugement est réservé à Dieu seul. Recherche et traduction : Anas Lala de la réunion Révision et rajout de quelques éclaircissements : Abu Hamza Al-Germâny Wallâhou A'lam (Dieu sait mieux). Que tous ceux qui se seront servis de cet article pour se convertir veuillent bien nous en faire part … Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Ryadh) www.islamhouse.com L’islam à la portée de tous !
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Le concept d’égalité des sexes en islam : La physiologie  posté le dimanche 24 janvier 2010 14:46

Avant de discuter du concept d’égalité et de la façon dont il s’applique aux hommes et aux femmes en islam, nous devons d’abord établir une importante distinction. La plupart des gens croient que l’égalité revient à traiter deux groupes, à la base différents, de façon identique. Pourtant, ce n’est pas toujours la meilleure chose à faire. Car les besoins, les forces, les habiletés et les incapacités des gens doivent être pris en compte plutôt que de soumettre tous les gens à une seule et unique norme qui, souvent, ne s’applique qu’à un petit groupe de personnes. Nous devons donc faire une distinction entre l’égalité procédurale superficielle et l’égalité substantielle, c’est-à-dire la justice. La plupart des sociétés reconnaissent que l’important n’est pas de se concentrer sur l’égalité procédurale superficielle, mais d’assurer une égalité substantielle à tous les citoyens, afin qu’ils soient traités avec justice en fonction de leurs besoins et de leurs diverses conditions. De façon générale, les êtres humains préfèrent, au quotidien, l’égalité substantielle à l’égalité procédurale, car ils reconnaissent que la première est synonyme de justice. Sur les lieux de travail, dans les écoles et dans divers endroits publics, nous accommodons les gens qui souffrent de handicaps. Nous reconnaissons la nécessité des services sociaux pour venir en aide aux plus démunis de la société, tandis que les riches se voient obligés de payer des impôts. Nous accordons une plus grande attention à ceux qui souffrent de difficultés affectives, psychologiques ou physiques, dans leur vie. Tout cela équivaut à de l’égalité substantielle, c’est-à-dire à de la justice. Les hommes et les femmes Lorsque l’on parle des hommes et des femmes, tous reconnaissent qu’il existe des différences indiscutables entre les deux sexes. Les hommes et les femmes ne sont pas identiques; ils sont différents à plusieurs égards. C’est pourquoi il est illogique d’ignorer ces différences et de ne préconiser qu’une seule et unique norme sur la base de laquelle on établit des règles dans ces domaines où les deux sexes affichent des différences marquées. Agir en ce sens équivaut à une égalité procédurale et non substantielle. Par exemple, il serait injuste, de la part d’un mari, d’exiger de sa femme qu’elle travaille aussi fort que lui lorsqu’elle est enceinte. Il serait plus juste, dans ce cas, de reconnaître les limites physiques imposées par la grossesse et la nécessité, pour le mari, d’ajuster son jugement en fonction de ces limites. Il existe des différences biologiques évidentes entre les deux sexes : les hommes ne vivent pas de périodes menstruelles ni de grossesses. Par contre, les femmes vivent en général plus longtemps et connaissent moins de problèmes de santé en vieillissant. L’AARP (l’Association américaine des personnes retraitées) a publié un article dans lequel elle relève huit différences majeures entre la santé des hommes et celle des femmes : Ces différences se situent bien au-delà des habitudes des deux sexes en ce qui a trait aux examens médicaux annuels et à leur volonté de suivre divers traitements. Si les hommes ont encore besoin d’être convaincus de consulter régulièrement leur médecin, ils devraient considérer ce qui suit : · L’espérance de vie chez les hommes, aux États-Unis, est de 74,4 ans, soit presque cinq ans de moins que celle des femmes, qui s’établit à 79,8 ans. · Le cancer tue plus d’hommes que de femmes. · Parmi les personnes qui meurent d’une maladie du cœur avant l’âge de 65 ans, 70 pourcent sont des hommes. · L’apnée du sommeil, une maladie potentiellement dangereuse qui provoque des diminutions ou des arrêts du flux respiratoire durant le sommeil, est beaucoup plus répandue chez les hommes que chez les femmes. · Quatre fois plus d’hommes se suicident, le suicide étant la huitième cause de décès chez les hommes. · Les hommes courent 50 pourcent plus de risques de développer une maladie coronarienne après l’âge de 40 ans. · Les hommes ont en général moins de lymphocytes T (qui combattent les infections) que les femmes. · Il y a huit fois plus de centenaires chez les femmes que chez les hommes. Aux Jeux Olympiques, les hommes et les femmes compétitionnent séparément à cause de leurs différences physiologiques. À l’âge de 18 ans, l’homme mesure en moyenne 1,78 mètres et pèse 65 kilos , tandis qu’au même âge, la femme mesure en moyenne 1,63 mètres et pèse 57 kilos. Au niveau du poids, les hommes ont en moyenne 50% plus de masse musculaire que les femmes. Le cœur des femmes est en moyenne 25% plus petit que celui des hommes. Et les femmes ont environ 10% de plus de masse graisseuse que les hommes. Au niveau académique, les femmes ont généralement de meilleurs résultats que les hommes dans les matières telles les langues et les sciences sociales, tandis que les hommes ont en général de meilleurs résultats en mathématiques et en sciences. Les hommes comme les femmes ont des forces et des habiletés qui leurs sont propres. Quant à leurs différences psychologiques, un article intitulé « Men and Women Really Do Think Differently » (Les hommes et les femmes réfléchissent vraiment de façon différente) cite une étude neurologique récente : « Le professeur de psychologie Richard Haier, de l’Université de Californie à Irvine, a mené la recherche avec des collègues de l’Université du Nouveau-Mexique. Leurs découvertes démontrent qu’en général, les hommes possèdent 6,5 fois plus de matière grise, liée à l’intelligence générale, que les femmes; mais que les femmes possèdent près de 10 fois plus de matière blanche, liée à l’intelligence, que les hommes. (...) Dans le cerveau humain, la matière grise représente le centre de traitement des données, tandis que la matière blanche travaille à relier entre eux ces centres de traitements et à transmettre l’information. « Les résultats de cette étude expliquent peut-être pourquoi les hommes et les femmes excellent dans différents types de tâches, affirme un des co-auteurs et neuropsychologue Rex Jung, de l’Université du Nouveau-Mexique. Par exemple, les hommes sont en général plus doués pour les tâches exigeant un traitement de données plus localisé, comme les mathématiques, avance Jung, tandis que les femmes sont plus douées pour intégrer et assimiler l’information distribuée par les régions de matière grise du cerveau, qui aident aux habiletés langagières. » Un autre article publié dans Psychology Today décrit les différences entre les hommes et les femmes comme « indéniables » : « Lorsqu’il s’agit de parler ou de faire des gestes de la main qui contribuent aux habiletés motrices, le cerveau semble organisé de manière très focale chez les femmes, et moins chez les hommes. Cela a peut-être un lien avec le fait que les filles parlent généralement plus tôt, articulent mieux, et possèdent un meilleur contrôle sur la motricité fine de leurs mains. Aussi, beaucoup plus de femmes que d’hommes sont droitières et ce, de façon très nette. Mais lorsqu’il s’agit de certaines tâches plus abstraites, comme le fait de définir des mots, le cerveau des femmes est organisé de manière plus diffuse que celui des hommes et ce, même si, de façon globale, les hommes et les femmes ne présentent pas de différences très marquées au niveau de leur vocabulaire. « (...) La neuropsychologue Marian Diamond, de l’Université de Californie à Berkeley, a trouvé, en comparant l’épaisseur du cortex de rats mâles et femelles, que le cortex droit est plus épais chez les mâles et ce, à presque tous les âges, tandis que le cortex gauche est plus épais chez les femelles, mais seulement à certains âges (voir “A Love Affair with the brain,” (une histoire d’amour avec le cerveau) Psychology Today, novembre 1984). (...) Il semble donc indéniable que les hommes et les femmes diffèrent réellement aux points de vue génétique, physiologique et, à maints niveaux, psychologique. » Les recherches modernes en psychologie continuent de nous dévoiler les nombreuses différences entre les hommes et les femmes, des plus évidentes, au niveau du comportement, aux plus subtiles, comme l’habileté à repérer de menus détails au sein d’une foule. À cause de ces différences évidentes entre les deux sexes, il n’est pas réaliste d’exiger des hommes et des femmes qu’ils adoptent des rôles identiques. Comme le mentionnait le New York Times dans un article sur la santé des femmes : Contrairement au principe féministe selon lequel les femmes peuvent faire tout ce que font les hommes, la science démontre que si les femmes arrivent à faire certaines choses mieux que les hommes, que si elles jouissent d’avantages biologiques et cognitifs sur les hommes, il y a aussi plusieurs choses qu’elles ne peuvent faire aussi bien qu’eux. » Dieu nous a créés avec des forces et des habiletés différentes, mais complémentaires. Un homme n’a pas à se comporter comme une femme, pas plus qu’une femme n’a à se comporter comme un homme pour réussir dans la vie.
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Nouh /Noé (paix sur lui)  posté le samedi 23 janvier 2010 22:03

Noé (paix sur lui) comme Messager pour appeler les gens à n'adorer qu'Allâh Seul sans aucune autre divinité avec Lui, et sans aucun Seigneur autre que Lui, et il leur défendit d'adorer des idoles. Allâh envoya chaque Messager pour la même mission après lui. Allâh (Exalté soit-Il) dit en s’adressant à Muhammad (pbAsl): {Et Nous n'avons envoyé avant toi aucun Messager à qui Nous n'ayons révélé : « Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc »} [Sourate 21 - Verset 25] C'est pourquoi Nouh (paix sur lui) dit à son peuple : {O mon peuple, adorez Allâh. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Je crains pour vous le châtiment d'un jour terrible} [Sourate 7 - Verset 59] et dit : {N’adorez qu'Allâh. Je crains pour vous le châtiment d'un jour douloureux} [Sourate 11 - Verset 26] Comme il dit : {O mon peuple, dit-il, adorez Allâh. Pour vous, pas d'autre divinité que Lui. Ne (Le) craignez-vo
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la relation entre la religion et la science selon les athées.  posté le samedi 23 janvier 2010 21:37

Les caractéristiques de l’univers qui ont été jusqu’ici découvertes par la science indiquent toutes l’existence d’une puissance supérieure, l’existence de Dieu. La science nous amène à la conclusion que l’univers a un Créateur et que ce Créateur est parfait dans Sa puissance, Sa sagesse et Son savoir. Il est donc possible de dire que la science est une méthode que nous pouvons utiliser pour mieux voir, étudier et comprendre les réalités dont nous parle la religion. Il reste que de nos jours, néanmoins, certains scientifiques qui se prononcent au nom de la science adoptent une position complètement différente. Selon eux, les découvertes scientifiques ne laissent nullement supposer une création divine. Ils ont, au contraire, élaboré une compréhension athée de la science en prétendant qu’il est impossible de trouver Dieu à travers les données scientifiques. Ils prétendent que la science et la religion sont deux notions diamétralement opposées. En fait, cette approche athée de la science est relativement récente. Il y a à peine quelques siècles encore, jamais la science et la religion n’étaient perçues comme des notions opposées, et la science était acceptée comme une méthode pouvant démontrer l’existence de Dieu. La soi-disant compréhension athée de la science n’a connu un essor qu’après que les philosophies positivistes et matérialistes se répandent dans le monde scientifique aux 18e et 19e siècles. Surtout après que Charles Darwin émit sa théorie de l’évolution, en 1859, certains cercles nourrissant une vision matérialiste du monde commencèrent à défendre idéologiquement cette théorie, qu’ils se mirent à considérer comme une alternative à la religion. Selon cette théorie de l’évolution, l’univers ne pouvait avoir été créé; il ne pouvait être apparu que par hasard. C’est de là que provint l’idée que la religion était nécessairement en conflit avec la science. Les chercheurs britanniques Michael Baigent, Richard Leigh et Henry Lincoln ont dit, à ce sujet : Pour Isaac Newton (un siècle et demie avant Darwin), la science ne pouvait être séparée de la religion; elle constituait au contraire un des aspects de la religion et lui était, ultimement, subordonnée... Mais la science, à l’époque de Darwin, se sépara du contexte dans lequel elle avait toujours existé et s’établit en tant que rivale absolue, en reposoir de rechange pour le savoir. Par conséquent, la religion et la science cessèrent de travailler de concert et furent opposées l’une à l’autre, ce qui força les gens à faire un choix entre les deux. (Michael Baigent, Richard Leigh, Henry Lincoln, “The Messianic Legacy”, Gorgi Books, London: 1991, p. 177-178.) Comme nous venons de le mentionner, la division entre la science et la religion était purement idéologique. Certains scientifiques, qui croyaient sincèrement au matérialisme, s’entraînèrent à démontrer que l’univers ne pouvait avoir de créateur et ils conçurent diverses théories à cet effet. La théorie de l’évolution devint la plus populaire et la plus importante d’entre elles. Dans le domaine de l’astronomie, certaines théories furent également développées, telles la théorie de l’état stationnaire et la théorie du chaos. Cependant, toutes ces théories qui se positionnaient contre l’idée de création furent éventuellement abandonnées par la science elle-même, dû à leur incapacité à rendre compte de nombreuses observations. De nos jours, les scientifiques qui préconisent encore ces théories et qui insistent pour nier totalement toute intervention divine sont en général des gens dogmatiques et bornés, qui ont été ou qui se sont eux-mêmes conditionnés à ne pas croire en Dieu. Le célèbre zoologue et évolutionniste anglais D.M.S. Watson reconnaît ce dogmatisme lorsqu’il explique pourquoi lui et ses collègues acceptent la théorie de l’évolution : « (...) la théorie de l’évolution, une théorie universellement acceptée, non pas parce qu’elle peut être démontrée par des preuves logiquement cohérentes, mais parce que son unique alternative, la création particulière, est clairement inimaginable et inacceptable. » (D.M.S. Watson, “Adaptation”, Nature, no. 124, p. 233) Ce que Watson entend par « création particulière » est la création de Dieu. Ce scientifique reconnaît qu’il trouve l’idée de la création « inacceptable ». Mais pourquoi? Est-ce parce que la science a démontré que c’était impossible? Nous savons tous que ce n’est pas le cas. Au contraire, la science ne fait que démontrer clairement qu’il y a eu création. La seule raison pour laquelle Watson considère ce fait comme inacceptable est qu’il a été conditionné à nier l’existence de Dieu, ce qui est également le cas de tous les évolutionnistes. Les évolutionnistes ne se basent pas sur la science, mais sur la philosophie matérialiste, et ils dénaturent les faits scientifiques pour les faire correspondre à cette philosophie. Un généticien ouvertement évolutionniste de l’Université de Harvard, Richard Lewontin, reconnaît cette vérité : Ce n’est pas que les méthodes et institutions de la science nous poussent à accepter une explication matérielle du monde phénoménal. C’est qu’au contraire, nous sommes forcés, par notre adhésion préconçue aux causes matérielles, de créer un dispositif de recherche et un ensemble de concepts pouvant produire des explications matérielles, peu importe à quel point ils vont à l’encontre de l’intuition ou apparaissent déroutants aux non-initiés. De plus, ce matérialisme est absolu, alors nous ne pouvons permettre au divin de s’y immiscer. (Richard Levontin, The Demon-Haunted World, The New York Review of Books, janvier, 9, 1997, p. 28) Par ailleurs, de nos jours, à l’opposé de ce groupe matérialiste dogmatique, il y a des scientifiques qui reconnaissent l’existence de Dieu et qui voient la science comme un moyen de mieux Le connaître. Aux États-Unis, certains courants tels que le créationnisme et le dessein intelligent démontrent, avec de solides preuves scientifiques, que tous les êtres vivants ont été créés par Dieu.
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Sept questions courantes sur l’islam  posté le mercredi 20 janvier 2010 14:29

1.      Qu’est-ce que l’islam?

L’islam est la religion, ou plus précisément le mode de vie que Dieu (Allah) a révélé et qui fut pratiqué par tous les prophètes et messagers qu’Il envoya à l’humanité.  Le nom « islam » se démarque des noms des autres religions en ce sens qu’il signifie une façon d’être et ne réfère pas à une personne en particulier comme le christianisme, le bouddhisme ou le zoroastrisme, à une tribu, comme le judaïsme, ou à une nation, comme l’hindouisme.

Le mot-racine arabe duquel le terme islam dérive comprend les sens suivant : paix, sécurité, salutations, protection, absence de reproches, bien-être, soumission, acceptation, le fait de s’abandonner et le salut.  L’islam signifie plus précisément un état de soumission envers Dieu, le fait de n’adorer que Lui, en toute exclusivité, d’accepter Ses lois et de se soumettre à elles.  C’est par cette soumission que sont atteints la paix, la sécurité et le bien-être que l’on retrouve dans la signification de son terme.  Le(la) musulman(e) est donc une personne qui se trouve dans cet état de soumission.  L’islam d’une personne se trouve affaibli par les péchés, l’ignorance et les méfaits, et est totalement annulé par le fait d’adorer d’autres divinités à part Dieu ou par le fait de ne plus croire en Lui.

2.      Qu’est-ce qu’un musulman?

Le terme musulman signifie littéralement celui (ou celle) qui est en état d’islam (i.e. de soumission à la volonté et à la Loi de Dieu).  L’islam fut révélé à l’humanité tout entière et quiconque accepte son message et s’y conforme devient musulman(e).  Certains croient à tort que l’islam est une religion exclusive aux Arabes, mais rien n’est plus faux.  En réalité, près de 80% des musulmans, dans le monde, ne sont pas arabes.  Bien que la plupart des Arabes soient musulmans, certains sont chrétiens, juifs, ou même athées.  Si l’on considère à quel point l’islam est répandu, dans le monde – du Nigéria à la Bosnie, en passant par le Maroc et l’Indonésie, entre autres – on constate que les musulmans proviennent de plusieurs races, groupes ethniques, cultures et nationalités.  L’islam a toujours été, depuis sa révélation, un message universel destiné à tous les peuples.  D’ailleurs, certains des compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’étaient pas arabes, mais persans, africains et byzantins.

Être musulman signifie accepter totalement les enseignements et les lois révélés par Dieu et y obéir de façon active.  Le musulman est celui qui fait le libre choix de fonder ses croyances, ses valeurs et sa foi sur la volonté de Dieu.  Même si on le voit plutôt rarement de nos jours, le terme « mahométans » a souvent été utilisé, par le passé, pour qualifier les musulmans.  Mais cette étiquette est un terme inapproprié et découle soit d’une déformation délibérée, soit de l’ignorance.  L’une des raisons de cette déformation est que les Européens se sont laissés dire, durant des siècles, que les musulmans adoraient le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) de la même façon que les chrétiens adorent Jésus.  Évidemment, cela est tout à fait faux, puisque nul ne peut prétendre être musulman s’il voue son adoration à qui que ce soit ou quoi que ce soit en dehors de Dieu.

3.      Qui est Allah?

Le mot « Allah » est tout simplement le nom donné à Dieu, en arabe. D’ailleurs, même les juifs et les chrétiens de langue arabe appellent Dieu « Allah ».  Dans les traductions arabes de la Bible, le nom « Allah » est également utilisé.  Les chrétiens de langue arabe, qui croient que Jésus est le fils de Dieu, parlent du « fils d’Allah ». 

Le nom « Allah » est en fait très similaire au nom utilisé pour désigner Dieu dans d’autres langues sémitiques.  Par exemple, le nom hébreu pour désigner Dieu est « Elah ».  Pour des raisons qui demeurent obscures, certains non-musulmans s’imaginent que les musulmans adorent un Dieu différent de celui de Moïse, d’Abraham et de Jésus.  Il n’y a rien de plus faux, puisque le pur monothéisme de l’islam appelle tous les peuples à adorer de façon exclusive le Dieu de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Jésus, et de tous les prophètes et messagers qu’Il a envoyés à l’humanité.

4.      Qui est Mohammed?

Le dernier prophète envoyé par Dieu à l’humanité était Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Il commença à recevoir la révélation de Dieu à l’âge de quarante ans.  Puis il passa le reste de sa vie à expliquer l’islam et à le vivre au jour le jour.  Il est considéré comme le plus grand des prophètes pour plusieurs raisons, mais d’abord et avant tout parce que Dieu l’a choisi pour être le dernier de la lignée des prophètes et que, par conséquent, sa mission se poursuit de façon ininterrompue jusqu’au Jour du Jugement.  Il est aussi considéré comme le prophète le plus important parce qu’il a été envoyé comme une miséricorde à l’humanité.  Sa mission a amené plus de gens au monothéisme pur que celle de tout autre prophète.  Depuis la nuit des temps, Dieu a envoyé des prophètes sur terre, mais chacun à une nation spécifique.  Le prophète Mohammed, lui, a été envoyé comme dernier messager à toute l’humanité.

Même si d’autres communautés religieuses ont prétendu suivre un monothéisme pur et exclusif, des idées corrompues se sont infiltrées dans leurs croyances et pratiques, avec le temps, les éloignant ainsi du pur monothéisme des prophètes.  Certaines prirent leurs prophètes et leurs « saints » comme intercesseurs auprès de Dieu.  Certaines autres allèrent jusqu’à croire que leur prophète était l’incarnation de Dieu sur terre ou encore le « fils » de Dieu.  Toutes ces idées fausses et fabriquées de toutes pièces menèrent à l’adoration d’êtres créés plutôt qu’à l’adoration du Créateur et contribuèrent aux croyances idolâtres selon lesquelles Dieu ne peut être approché qu’à travers des intermédiaires.  Afin de prévenir de telles hérésies, le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a maintes fois souligné qu’il n’était qu’un être humain auquel Dieu avait confié la mission de prêcher Son message et de Lui obéir.  Il a donc enseigné aux musulmans à toujours parler de lui en tant que « messager et serviteur de Dieu ».  Par son mode de vie et ses enseignements, Dieu a fait de Mohammed un exemple parfait pour tous les êtres humains : il était un prophète, un homme d’État, un chef militaire, un dirigeant, un enseignant, un voisin, un époux, un père et un ami exemplaire.

Contrairement aux autres prophètes et messagers, toutes les paroles et tous les actes du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ont été mémorisés puis recueillis par écrit.  Nul ne demande aux musulmans de simplement « croire » que Mohammed a existé et que ses enseignements ont été préservés; ils savent que ce sont des faits bien documentés.  Dieu a pris sur Lui-même de préserver contre toute altération le message qu’Il a révélé à Mohammed et Il a fait en sorte que jamais il ne soit oublié ou perdu.  Cela était nécessaire du fait qu’Il envoya Mohammed en tant que dernier messager à l’humanité tout entière.  Tous les messagers de Dieu, sans exception, ont prêché le message fondamental de l’islam, c’est-à-dire la soumission à la Loi de Dieu et Son adoration exclusive; mais Mohammed est le dernier messager à avoir été envoyé, avec le message complet et final destiné à demeurer le même, inchangé, jusqu’au Jour du Jugement.

5.      Quels sont les enseignements de l’islam?

Le fondement de la foi islamique est la croyance en l’unicité de Dieu (le monothéisme absolu).  Le musulman croit donc qu’il n’existe qu’un seul Créateur, qui administre l’univers tout entier, et que rien ni personne ne mérite d’être adoré en dehors de Lui.  Croire en l’unicité de Dieu signifie bien plus que de simplement croire en « un seul Dieu » – par opposition à deux, trois, quatre, etc.  Car il existe plus d’une religion qui prétend se fonder sur la croyance en  « un seul Dieu » et en l’existence d’un seul Créateur et Administrateur de l’univers; mais le véritable monothéisme est le fait de croire qu’un seul et unique Dieu mérite d’être adoré en conformité avec la révélation qu’Il a transmise à l’humanité par l’intermédiaire de Son messager.  L’islam rejette fermement l’appel à tout intermédiaire entre l’homme et Dieu et insiste sur l’obligation de ne s’adresser qu’à Dieu directement et de n’adorer que Lui, en toute exclusivité.  Les musulmans perçoivent Dieu comme un Être compatissant, aimant et miséricordieux.

Une fausse idée répandue veut qu’il soit impossible, pour Dieu, de pardonner directement les péchés de Ses créatures.  En insistant constamment sur le fardeau des péchés et sur le châtiment qu’encourt la personne qui les commet, les gens finissent pas désespérer de la miséricorde de Dieu.  Une fois convaincus qu’ils ne peuvent s’adresser à Dieu directement, ils se tournent vers de fausses divinités,  cherchant secours et refuge auprès d’elles.  Souvent, ceux qui adorent ou prient ces fausses divinités ou demandent intercession auprès d’elles affirment ne pas les considérer comme des divinités.  Ils prétendent ne croire qu’en un Dieu suprême, mais prier d’autres divinités dans l’unique but de se rapprocher de Lui.  En islam, il existe une distinction très claire entre le Créateur et les êtres ou les choses créés.  Il n’y a pas d’ambiguïté ni de mystère sur les questions de divinité : toute chose créée ne doit pas être adorée et seul Allah, le Créateur, mérite d’être adoré.  Certaines religions croient faussement que Dieu fait partie de Sa création

Les musulmans croient que Dieu est unique et qu’Il n’a ni associés ni intermédiaires, antagonistes ou descendance.  Il n’a jamais engendré et n’a jamais été engendré, ni de façon littérale ni métaphorique, physique ou métaphysique.  Il est absolument unique et éternel.  Il contrôle tout et Il est parfaitement capable d’accorder Son infinie miséricorde et Son pardon à qui Il veut.  C’est pourquoi Allah est aussi appelé le Tout-Puissant et le Tout-Miséricordieux.  Allah a créé l’univers pour l’homme et souhaite le meilleur pour les êtres humains.  Les musulmans voient dans l’univers de multiples signes de la puissance de création et de la bienveillance de Dieu.  La croyance en l’unicité d’Allah n’est pas qu’un simple concept métaphysique.  C’est une croyance dynamique qui influence la façon de voir et de concevoir l’humanité, la société et tous les aspects pratiques de la vie.  Et comme croyance logique découlant de la croyance en l’unicité de Dieu, il y a le fait de croire en l’unicité de l’humanité.

6.      Qu’est-ce que le Coran?

Le Coran est la dernière révélation d’Allah à l’humanité, qu’Il a révélée au prophète Mohammed, en langue arabe, par l’intermédiaire de l’archange Gabriel.  Il fut ensuite transmis aux compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), qui le mémorisèrent et le compilèrent méticuleusement par écrit.  Le Coran a été mémorisé et récité par de très nombreux musulmans depuis sa révélation.  Bref, le Coran est le Livre que Dieu a révélé à l’humanité afin qu’elle soit bien guidée et qu’elle atteigne au salut.

De nos jours, le Coran est encore mémorisé et appris par des millions de musulmans.  La langue du Coran, l’arabe, est une langue bien vivante, utilisée par des millions de personnes.  Contrairement aux écritures de certaines autres religions, le Coran est toujours lu dans sa langue originale.  Le Coran constitue un véritable miracle en lui-même; il est connu pour être inimitable dans son style, sa forme et son impact spirituel, de même qu’au niveau du savoir unique qu’il contient.  Il fut révélé au prophète Mohammed en plusieurs épisodes de révélation étalés sur une période de 23 ans.  À l’opposé de plusieurs autres livres religieux, les musulmans ont de tout temps cru que le Coran était la parole exacte de Dieu.  À l’époque de sa révélation, il était récité publiquement tant devant les musulmans que devant les non-musulmans et il fut entièrement mis par écrit du vivant du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Le Coran a toujours été accessible à tous et n’a jamais été réservé à une élite; il a toujours été présenté comme la parole de Dieu et, grâce à sa mémorisation par de très nombreux musulmans, il a été parfaitement préservé.

Aucune partie du Coran n’a jamais été altérée ni décrétée par un quelconque concile religieux.  Le Coran est une écriture universelle qui s’adresse à toute l’humanité et non à une nation particulière ni à un « peuple élu ».  Il n’a pas apporté un message nouveau; son message est le même que celui qui fut transmis par tous les prophètes l’ayant précédé, i.e. la soumission au Dieu unique et Son adoration exclusive, l’encouragement à suivre l’exemple des prophètes afin d’obtenir le succès en cette vie et le salut dans l’au-delà.  La révélation d’Allah, dans le Coran, se concentre d’abord sur l’importance, pour les hommes, de croire en l’unicité de Dieu et de bâtir leur vie sur le mode de vie qu’Il leur a révélé et qui se traduit par la Loi islamique.  Le Coran contient également les histoires des grands prophètes comme Noé, Abraham, Moïse et Jésus (que la paix soit sur eux tous), de même que divers commandements et interdictions.  À notre époque où tant de gens sont en proie au doute, au désespoir spirituel et à l’isolement social, les enseignements du Coran apportent diverses solutions au vide de nos vies, à l’agitation sociale et au désarroi de bien des gens.

7.      Comment les musulmans perçoivent-ils la nature de l’homme, l’objectif de la vie sur terre et la vie dans l’au-delà?

Dans le Coran, Allah enseigne aux hommes qu’ils ont été créés pour L’adorer et que le fondement de toute adoration sincère est la conscience de Dieu.  Toutes les créatures d’Allah L’adorent de façon innée et spontanée et seuls les êtres humains possèdent la liberté de L’adorer ou de Le rejeter et de nier Son existence.  C’est là un grand test, pour l’homme, mais aussi un grand honneur.  Comme les enseignements de l’islam englobent tous les aspects de la vie, la conscience de Dieu est encouragée dans toutes les sphères du quotidien.  En islam, toutes nos actions sont considérées comme des actes d’adoration si elles sont faites dans l’unique but de plaire à Dieu et en conformité avec Ses écritures et Sa loi divine.  C’est ainsi que l’adoration ne se limite pas aux rituels religieux et, pour cette raison, l’islam est plus considéré comme un mode de vie que comme une religion.  Les enseignements de l’islam sont une miséricorde et ont un effet salutaire sur l’âme humaine et des qualités telles que l’humilité, la sincérité, la patience et la charité sont fortement encouragées.  De plus, l’islam condamne fermement l’arrogance et la suffisance puisque Dieu est le seul juge de la vertu d’une personne.

La vision islamique de la nature humaine est réaliste et équilibrée en ce sens que l’islam ne conçoit pas l’être humain comme pécheur de nature, mais autant capable de faire le bien que de commettre le mal.  L’être humain possède donc un libre-arbitre.  L’islam enseigne que la foi et les actions vont de pair; Dieu a donné à chacun une liberté de décision et la mesure de la foi de chacun passe par son comportement et ses actions.  Mais comme les êtres humains ont aussi été créés faibles et susceptibles de commettre des péchés, ils ont besoin d’être guidés et d’avoir régulièrement recours au repentir, ce qui constitue une des nombreuses formes d’adoration appréciées par Dieu.  La nature de l’être humain, créée par Dieu, dans Sa majesté et Sa sagesse, n’est pas corrompue et ne nécessite pas d’être « redressée ».  La voie du repentir est toujours ouverte à tous.  Dieu savait parfaitement que les hommes allaient commettre des erreurs; le véritable test consiste donc à voir s’ils se repentent de leurs péchés et tentent d’éviter de les commettre à nouveau ou s’ils préfèrent mener une vie insouciante et pécher à profusion, tout en sachant très bien à quel point cette voie déplaît à Dieu.  Le véritable équilibre d’une vie islamique s’atteint en éprouvant une crainte raisonnable du châtiment de Dieu, de même qu’en croyant sincèrement qu’Allah, dans Sa miséricorde infinie, aime rétribuer les bonnes actions et l’adoration sincère.  Une vie d’où est absente la crainte d’Allah mène tout droit au péché et à la désobéissance, tandis que croire que nous avons tellement péché que Dieu ne peut nous pardonner toutes nos fautes mène directement au désespoir.  L’islam enseigne donc que seuls ceux qui sont mal guidés désespèrent de la miséricorde de leur Seigneur et que seuls les criminels et pécheurs endurcis n’éprouvent aucune crainte de Dieu, leur Créateur et Juge.  Le Coran, tel que révélé au prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), contient aussi de nombreux enseignements sur l’au-delà et sur le Jour du Jugement.

Selon l’islam, chaque être humain sera un jour jugé par Allah, le Souverain et Juge absolu, pour ses croyances et pour les actions qu’il aura faites au cours de son séjour sur terre.  En les jugeant, Allah sera très juste, en ne châtiant que ceux qui sont réellement coupables et qui ne se sont jamais repentis, et absolument miséricordieux envers ceux qui, selon Lui, méritent tout à fait d’être traités de façon clémente.  Nul ne sera jamais jugé pour ce qu’il ne pouvait faire parce qu’au-delà de ses capacités ou pour ce qu’il n’a tout simplement pas fait.  L’islam enseigne que la vie sur terre est une épreuve d’Allah, le Créateur et le très Sage, et que chaque être humain sera tenu responsable de ses actions et devra en rendre compte à son Créateur.  La croyance en l’au-delà est la clef qui mène à une vie exemplaire et parfaitement équilibrée.  Sans cette croyance, la vie est perçue comme une fin en elle-même, ce qui rend les gens plus égoïstes, matérialistes et immoraux dans leur poursuite aveugle des plaisirs de ce monde au détriment de la raison et de l’éthique.

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