Ce que dit le Coran sur les mers profondes et les vagues internes  posté le lundi 11 janvier 2010 14:23

 Ce que dit le Coran sur les mers profondes et les vagues internes :

Dieu dit, dans le Coran:

(Coran, 24:40)Les êtres humains sont incapables de plonger à plus de quarante mètres sans l’aide de sous-marins ou d’équipements spéciaux. Et ils ne peuvent survivre sans l’aide de ces équipements dans la partie obscure des océans, c’est-à-dire à une profondeur de 200 mètres et plus. Les scientifiques ont récemment découvert cette obscurité profonde à l’aide d’équipements spéciaux et de sous-marins qui leur ont permis de plonger dans les profondeurs des océans. De la phrase suivante: “sur une mer profonde: des vagues la recouvrent, vagues au-dessus desquelles s’élèvent d’autres vagues, sur lesquelles il y a d’épais nuages.”, tirée du verset précédent, on comprend également que les eaux profondes des mers et océans sont recouvertes de vagues, et qu’au-dessus de ces vagues il y a d’autres vagues. Il est clair que les deuxièmes vagues auxquelles le verset fait référence sont les vagues de surface que nous pouvons voir, car il est spécifié qu’au-dessus de ces vagues, il y a des nuages. Mais qu’en est-il des premières vagues auxquelles le verset fait référence?Les actions des mécréants sont encore semblables à des ténèbres sur une mer profonde: des vagues la recouvrent, vagues au-dessus desquelles s’élèvent d’autres vagues, sur lesquelles il y a d’épais nuages. Ténèbres entassées les unes au-dessus des autres; quand quelqu’un étend la main, il ne la distingue presque pas... "

Ce verset fait mention de l’obscurité profonde qui règne dans les profondeurs des mers et océans, là où lorsque quelqu’un étend la main, il ne peut presque pas la distinguer. Les ténèbres dans les mers profondes commencent à une profondeur d’environ 200 mètres. À cette profondeur, il n’y a presque pas de lumière. Et il n’y a plus du tout de lumière à une profondeur de plus de 1000 mètres.

Les scientifiques ont récemment découvert qu’il existe des vagues internes “qui se trouvent sur les interfaces de densité, situées entre les couches de densités différentes.” Les vagues internes recouvrent les eaux profondes des mers et océans parce que  les eaux profondes ont une densité plus élevée que celle des eaux audessus d’elles. Les vagues internes se comportent de la même façon que les vagues de surface. Tout comme les vagues de surface, elles peuvent aussi déferler. Les vagues internes ne peuvent être perçues par l’oeil humain; c’est en étudiant les variations de température ou de salinité à un endroit déterminé que l’on arrive à les détecter.

 

 

 

 

lien permanent

Comment trouver le contentement en ce monde.  posté le dimanche 21 avril 2013 16:18

Peu importe le montant d’argent qu’une personne gagne, elle finit, le plus souvent, par n’en utiliser qu’une partie. Méditez sur ce sage rappel du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui). Abdoullah ibn al-Shakhir a rapporté ce qui suit :

« J’entrai chez le Prophète alors qu’il récitait « alhakoum al-takathour » :

« La course aux richesses vous distrait… » (Coran 102:1)

Il dit :

« Le fils d’Adam dit : « Mon argent! Mon argent! » Mais ne possèdes-tu, ô fils d’Adam, de ton argent autre chose que ce tu manges et qui se transforme en déchet ou que tu portes et qui finit par s’user ou que tu donnes en charité pour en retirer une rétribution dans l’au-delà? » (Sahih Mouslim)

Dans ce hadith, le Prophète nous rappelle qu’en réalité, tout notre argent est généralement utilisé de trois façons principales. D’abord, pour nous nourrir, ce qui finit toujours en déchets. Ensuite, pour nous vêtir, et nos vêtements finissent par s’user et nous devons les jeter. Enfin, en charité donnée par amour pour Dieu, dont on retire une récompense ici-bas et/ou dans l’au-delà. À quoi sert, alors, de se vanter de son argent et d’en vouloir toujours plus quand on sait que seule une petite partie est dépensée de manière à apporter un bénéfice éternel à son possesseur?

C’est pourquoi le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a fait comprendre que la richesse d’une personne n’est pas proportionnelle à ses possessions matérielles. La véritable richesse, c’est d’être satisfait de ce que l’on a et d’utiliser ce qu’on possède, que ce soit peu ou beaucoup, pour se tailler une place au Paradis. Le Prophète a dit :

« La richesse ne se trouve pas dans la quantité d’avoirs matériels d’une personne. La véritable richesse est celle que l’on trouve au fond de soi-même (ou dans son contentement). » (Sahih al-Boukhari)

Il a également dit :

« Ce qui est en petite quantité, mais qui suffit, est meilleur que ce qui est en grande quantité, mais qui finit par nous distraire. »[1]

Il a aussi dit :

« Connaît vraiment le succès celui qui a été guidé à l’islam et dont la subsistance lui suffit et qui s’en contente. » (Sahih Mouslim)

Enfin :

« La meilleure subsistance que vous recevez est celle qui vous suffit. »[2]

Il est donc clair que la richesse et le succès véritables se trouvent dans la paix et le contentement qui découlent de la sincérité de la foi et de la pratique religieuse. C’est grâce à la satisfaction qu’elle ressent dans son cœur qu’une personne peut réaliser et apprécier cette vraie richesse. Dans un autre hadith, le Prophète a ainsi décrit cette richesse :

« Quiconque, parmi vous, se réveille en toute sécurité, dans sa maison, en bonne santé et ayant à sa disposition suffisamment de nourriture pour la journée, c’est comme s’il possédait le monde entier et tout ce qu’il contient. »[3]

« Quiconque » fait référence aux musulmans, dont la plus grande bénédiction est l’islam. « Se réveille » signifie que cette personne a la chance d’être en vie. « En toute sécurité dans sa maison » signifie sans crainte d’être attaqué ou de voir la sécurité de sa famille menacée. « En bonne santé » rappelle que Dieu a évité la maladie à cette personne. « Ayant à sa disposition suffisamment de nourriture pour la journée » signifie que même une quantité minimale de subsistance est une grande bénédiction de Dieu, car c’est l’essentiel pour maintenir une bonne santé et beaucoup de gens n’y ont même pas accès. Et « c’est comme s’il possédait le monde entier et tout ce qu’il contient » indique que c’est là tout ce dont une personne a besoin, dans cette vie, et tout ce qui vient s’ajouter à ce minimum est un luxe superflu. Le contentement envers la subsistance que Dieu nous accorde, qu’elle soit importante ou minimale, équivaut au contentement envers la vie en général et c’est là la plus grande richesse que puisse posséder une personne. Le Prophète a aussi dit :

« En vérité, Dieu teste Son serviteur avec ce qu’Il lui donne. Alors quiconque est satisfait de ce que Dieu lui a donné, Dieu en fera une bénédiction et lui donnera plus. Mais quiconque est insatisfait de ce que Dieu lui a donné, il n’y trouvera aucune bénédiction. »[4]

Ceux qui sont satisfaits de leur subsistance et de leurs avoirs, en ce monde, n’éprouvent pas d’intérêt pour les richesses et le statut d’autrui, ne s’intéressent pas à combien d’argent possèdent les autres, aux voitures qu’ils conduisent ou à la grandeur de leur maison. Ceux qui possèdent un cœur pur aiment Dieu et Lui sont reconnaissants, sachant que les biens de ce monde ne peuvent acheter ni le bonheur ni la foi ni le sentiment de contentement. En retour, ils sont aimés de Dieu et d’autrui. Ce principe est clairement souligné dans la sounnah du Prophète :

« Laissez tomber ce monde et Dieu vous aimera. Et laissez tomber (le désir de posséder) ce que possèdent les autres et les gens vous aimeront. »[5]

Dans une autre narration, une personne vint voir le Prophète et lui demanda : « Ô messager de Dieu, cite-moi un hadith et fais qu’il soit court. » Alors le Prophète répondit :

« Fais ta prière comme si c’était la dernière et comme si tu pouvais voir Dieu; car même si tu ne le voies pas, sache que Lui, te voit. Et laisse tomber le désir de posséder ce que possèdent les autres et tu mèneras une vie saine. Et méfie-toi de toute chose pour laquelle tu pourrais avoir à t’excuser plus tard. »[6]

Alors quiconque fait de son but premier la satisfaction de Dieu et la récompense de l’au-delà sera aimé de Dieu; et quiconque évite de rivaliser avec ses frères et sœurs en islam dans les choses de ce monde sera aimé des gens. Et cette richesse – l’amour de Dieu et des hommes – est bien meilleure que tout ce que l’argent peut acheter.

Les pieux prédécesseurs de notre nation avaient bien compris ce principe. Awn ibn Abdillah[7] a dit : « La plus grande bénédiction est que lorsque les choses deviennent difficiles, pour vous, vous appréciez ce qui vous a été donné parmi les bénédictions de l’islam. »[8] Alors la prochaine fois que vous vous retrouvez en grande difficulté financière, plutôt que de considérer les plaisirs matériels et temporaires que vous êtes incapable d’acquérir, méditez donc sur le « trésor de la foi » dont Dieu vous a comblé et appréciez la chance que vous avez d’être musulman. De même, quand vous êtes très heureux suite à un gain monétaire ou, au contraire, angoissé suite à une perte monétaire, rappelez-vous cette déclaration de Mouhammad ibn Souqah :

« Il y a deux caractéristiques qui, même si Dieu ne nous châtie pas à cause d’elles, sont répréhensibles : nous sommes en extase lorsque nous faisons un petit gain monétaire en ce monde, alors que Dieu ne nous a jamais vus aussi excités pour une bonne action que nous avons accomplie. Et nous devenons angoissés lorsqu’une chose de ce monde nous a échappée, alors que Dieu ne nous a jamais vus aussi inquiets pour un péché que nous avons commis. »[9]

Je conclus cet article en citant le verset du Coran dans lequel Dieu rappelle au Prophète et aux croyants de ne pas trop désirer les richesses de ce monde et de fournir tous les efforts pour atteindre au succès dans l’au-delà :

« Et ne convoite point les jouissances temporaires que Nous avons accordées à certains d’entre eux, comme décor de la vie présente, et par lesquelles Nous les éprouvons. Ce que ton Seigneur a à t’offrir est bien meilleur et plus durable. » (Coran 20:131)

 

 


Footnotes:

[1] Abu Ya’la, Ibn Adi et al-Albani l’a authentifié dans al-Sahihah

[2] Ibn Hibban. Voir al-Silsilah al-Sahihah.

[3] Al-Tirmidhi, Sahih Al-Boukhari, Ibn Hibban. Al-Albani est d’accord avec al-Tirmidhi dans son Silsilah.

[4] Rapporté par Ahmad, tel que mentionné dans al-Sahihah.

[5] Ibn Majah, Al-Hakim. Al-Albani l’a également classé authentique dans al-Silsilah.

[6] Sahih Al-Boukhari, Al-Tabarani

[7] Abdoullah ibn Masoud. Lorsqu’il citait ce hadith, il pleurait tant que ses larmes mouillaient sa barbe. Il est mort vers l’an 115 de l’hégire.

[8] Ibn Abi al-Dunya, al-Qana ah wa al-Ta afuf.

[9] ibid

lien permanent

La réalité de la vie en ce monde.  posté le dimanche 21 avril 2013 16:17

Nombreux sont ceux qui présument que la véritable richesse est celle de l’argent. En fait, il est vrai que la richesse peut être une grande bénédiction de Dieu. Et celui qui l’acquiert de manière licite, qui la dépense convenablement et qui la partage avec ceux qui en ont besoin avec l’intention de plaire à Dieu, nul doute que Dieu le récompensera généreusement.

Mais il faut savoir, aussi, que la richesse matérielle n’est pas la plus grande bénédiction que Dieu puisse apporter à un être humain. Peu importe à quel point une personne est riche, elle devra, un jour, se séparer de cette richesse, qui passera entre les mains de ses héritiers. Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a rappelé ce fait lorsqu’il a demandé à ses compagnons :

« Qui, parmi vous, aime l’argent de ses héritiers plus que son propre argent? » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, nul d’entre nous n’aime plus l’argent de ses héritiers que son propre argent. » Alors le Prophète répondit : « Mais son argent, il ne fait pourtant que le dépenser, tandis que l’argent de ses héritiers est ce qu’il laisse derrière lui. » (Sahih al-Boukhari)

En réalité, une bonne partie de l’argent que possède une personne finira entre les mains de ses héritiers et seule la partie de son argent qui fut dépensée pour plaire à Dieu lui profitera dans l’au-delà.

Dieu met l’accent sur ce point, dans le Coran, lorsqu’Il dit :

« Les biens et les enfants sont des parures de la vie d’ici-bas. Mais les bonnes actions qui perdurent méritent une meilleure récompense, aux yeux de ton Seigneur et [constituent le meilleur fondement] de l’espoir. » (Coran 18:46)

L’argent et les enfants, donc, peuvent être des plaisirs de ce monde, mais seules les bonnes actions demeureront éternellement et non la famille ou l’argent. Ce sont ces bonnes actions qui feront en sorte que Dieu sera satisfait d’une personne et c’est par elles que cette personne peut espérer une récompense éternelle dans l’au-delà. Dieu dit, dans le Coran :

« Ni vos biens ni vos enfants ne vous rapprocheront de Nous. Il n’y a que ceux qui croient et qui font le bien [qui se rapprochent de Nous]. Ceux-là recevront une double récompense pour leurs œuvres et ils demeureront, en toute sécurité, aux étages supérieurs (du Paradis). » (Coran 34:37)

Dans une parabole bien connue du Coran, Dieu compare la vie d’ici-bas à un champ cultivé qui devient florissant après la pluie, mais qui finit néanmoins par jaunir et se dessécher après un temps relativement court :

« Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, amusement, vaines parures, une course à l’ostentation entre vous, et une rivalité en biens et progéniture. Elle est à l’image d’une pluie féconde ayant fait surgir de terre une végétation qui, à pleine maturité, réjouit le cœur des cultivateurs mais qui, par la suite, se dessèche et jaunit, pour n’être réduite, à la fin, qu’à des débris s’effritant (au vent). Et dans l’au-delà, il y aura soit un pénible châtiment, soit le pardon et l’agrément de Dieu. Et la vie d’ici-bas n’est faite que de jouissances illusoires. » (Coran 57:20)

L’imam al-Sa’adi a ainsi résumé un commentaire sur ce verset :

« Dans ce verset, Dieu nous rappelle la véritable nature de cette vie et ce sur quoi elle se fonde réellement. Et Il nous explique comment elle se termine et quelle fin connaissent ceux qui y vivent. Il nous dit qu’il ne s’agit que d’un monde illusoire, un monde de jeux, d’amusements et de vaines parures dans lequel nos corps jouent un rôle et nos cœurs sont distraits. Et nous ne pouvons que constater que c’est là exactement ce que vivent ceux qui ne croient à rien d’autre qu’à ce monde, qu’ils gâchent leur vie entière dans une quête effrénée visant à distraire leur cœur. Ils sont dans l’ignorance totale de Dieu et de ce qui les attend dans l’au-delà en termes de rétribution. Vous les voyez se moquer de la religion en ne la considérant que comme un passe-temps. À l’opposé, vous avez ceux qui sont conscients de la réalité de la vie d’ici-bas et qui fournissent tous les efforts pour s’assurer la réussite dans l’au-delà. Dieu est bien vivant dans leur cœur et ils sont occupés à accomplir des actions qui les rapprochent de Dieu, actions qui leur apportent des bienfaits à eux-mêmes ou aux autres.

Chez ceux qui vivent pour le monde d’ici-bas, les mots « amusement et vaines parures » signifie qu’ils s’efforcent d’avoir les plus beaux vêtements, les meilleures boissons et nourritures, les meilleurs moyens de transport, les meilleures demeures, le statut le plus élevé, etc. Les mots « une course à l’ostentation entre vous, et une rivalité en biens et progéniture » signifie qu’ils sont tous attachés à ce bas monde et font tout pour surpasser les autres et pour satisfaire leurs désirs. Chacun veut avoir les meilleurs enfants, desquels il peut tirer son orgueil, de même que le plus gros montant d’argent, pour ressentir la satisfaction d’avoir surpassé les autres. C’est ce que l’on constate chez ceux qui aiment ce monde et qui y trouvent entière satisfaction.

Vous avez, par ailleurs, ceux qui ont compris la réalité de ce monde et qui le conçoivent comme un lieu de séjour passager et non comme une fin en soi. Alors ils s’efforcent de se rapprocher de Dieu et prennent les moyens nécessaires pour s’assurer d’arriver à la destination promise. Alors quand ils voient des gens qui tentent de les surpasser en termes d’enfants et de richesses, ils les surpassent, de leur côté, en termes de bonnes actions.

Dieu nous présente une parabole de ce monde. C’est comme une pluie qui tombe sur la terre et qui se mélange à la végétation, qui est ensuite consommée par les hommes et les animaux. Et, quand la végétation devient belle et luxuriante et que les mécréants – qui sont incapables de voir plus loin que cette vie – sont émerveillés par ses fruits, le commandement de Dieu descend sur elle. Alors elle se flétrit, se dessèche et retourne à son état initial, comme si la terre n’avait jamais produit quoi que ce fût.

Tel est ce monde dans lequel nous vivons. Tant qu’il est en floraison et tout en beauté pour celui qui l’aime, celui-ci peut profiter de ses trésors et de son abondance… jusqu’à ce que le décret de Dieu s’abatte sur lui. Alors, tout le gain matériel qu’il a accumulé s’échappe de ses mains et il perd tout contrôle dessus. Puis, il est lui-même retiré de ce monde, qu’il quitte sans rien d’autre que sa propre personne. À la fin, il n’en aura rien retiré de bénéfique, si ce n’est un linceul avec lequel on enveloppera son corps. Honte, donc, à celui qui fait de la réussite matérielle de la vie d’ici-bas son but ultime, pour lequel il sacrifie tout, toute sa vie durant.

Quant aux actions faites en prévision de l’au-delà, voilà ce qui profitera à celui ou celle qui les accomplit. Il ou elle retrouvera le fruit de ses efforts, qui ne le/la quittera jamais. C’est pourquoi Dieu a dit :

« Ceux qui ne croient pas recevront un terrible châtiment. Tandis que ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres recevront un pardon et une énorme récompense. » (Coran 35:7)

Dans l’au-delà, il n’y aura donc que ces deux réalités. Pour ce qui du châtiment, il aura lieu dans le feu de l’Enfer, avec ses précipices, ses chaînes et ses horreurs. Ce lieu sera pour ceux qui auront fait de cette vie leur objectif ultime, sans croire à un au-delà; pour ceux qui auront consciemment désobéi à Dieu et rejeté Ses signes et qui n’auront reconnu aucune de Ses bénédictions.

Quant au pardon, à l’absolution et à la satisfaction de Dieu, ils seront pour ceux qui se seront efforcés d’atteindre le succès dans l’au-delà, ceux qui auront compris la véritable nature de ce monde et qui auront été sincères dans leurs efforts.

Savoir tout cela, donc, devrait diminuer notre enthousiasme pour ce monde et augmenter notre désir de réussite dans l’au-delà. Dieu a dit : « Et la vie d’ici-bas n’est faite que de jouissances illusoires. » Cette vie est donc un lieu de jouissances dont peut très bien profiter le croyant pour combler ses besoins. Mais nul autre que le faible d’esprit ne sera trompé par les artifices de cette vie jusqu’à y trouver pleine satisfaction; tel est celui que Dieu laisse le diable égarer.[1]

 

 

 


Footnotes:

[1] Tafsiral-Sa’adi

lien permanent

Une Grecque à qui on a enseigné la haine de l’islam devient musulmane.  posté le dimanche 21 avril 2013 16:15

Je suis née à Athènes, en Grèce, de parents grecs orthodoxes. La famille de mon père a vécu à Istanbul, en Turquie, pour la plus grande partie de sa vie et mon père est né et a été élevé dans ce pays. C’était une famille riche, éduquée et, comme la plupart des chrétiens orthodoxes vivant dans un pays musulman, tenait beaucoup à sa religion.

Le jour vint où le gouvernement turc décida de mettre à la porte du pays la majorité des citoyens grecs et de confisquer leurs biens, leurs maisons et leurs commerces. C’est ainsi que la famille de mon père dut retourner en Grèce, les mains pratiquement vides. Et comme c’étaient des turcs musulmans qui leur avaient fait subir ce sort, cela justifiait, à leurs yeux, leur haine envers l’islam.

La famille de ma mère vivait sur une île grecque près de la frontière turque. Lors d’une attaque turque, les Turcs occupèrent l’île, brûlèrent des maisons, dont celle de sa famille, ce qui les força à se sauver en Grèce comme telle, hors de l’île. Elle avait donc, elle aussi, de bonnes raisons de détester les musulmans turcs.

La Grèce fut occupée par les Turcs durant plus de 400 ans et j’ai été élevée, comme mes concitoyens, à croire que pour chaque crime commis envers les Grecs, l’islam était responsable. Les Turcs étaient musulmans et leurs crimes étaient à l’image de leurs croyances religieuses.

L’église grecque orthodoxe profita évidemment de la situation pour nourrir cette haine de l’islam chez les Grecs, afin de protéger le christianisme et faire en sorte qu’aucun Grec ne songe même à se convertir à l’islam.

Alors, des siècles durant, on enseigna aux Grecs, dans les livres d’histoire et de religion, à haïr l’islam et à s’en moquer.

Dans nos livres, en fait, l’islam n’était même pas présenté comme une religion et Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’était pas un prophète. Il n’était rien d’autre qu’un leader et un politicien fort intelligent, qui avait pris des règles et des lois chez les juifs et les chrétiens pour ensuite en ajouter quelques-unes de son cru et ainsi créer un mouvement qui avait conquis le monde.

À l’école, donc, on nous apprenait à nous moquer de lui. Toutes les caricatures et les calomnies qui sont publiées sur lui, de nos jours, faisaient en fait partie de nos leçons et de nos examens!

Alhamdoulillah (Dieu merci), Allah protégea mon cœur et la haine de l’islam n’y entra jamais.

D’autres Grecs se sont, comme moi, libérés du joug de l’héritage orthodoxe et ont, par la volonté de Dieu, ouvert leurs yeux, leurs oreilles et leur cœur, ce qui leur a permis de voir que l’islam est la vérité envoyée par Dieu et que Mohammed est un véritable prophète et le dernier de la lignée de prophètes.

Les musulmans croient qu’Allah a envoyé des messagers à l’humanité pour la guider. Parmi ces messagers, on retrouve, entre autres, Adam, Noé, Abraham, Ismaël, Isaac, Moïse et Jésus (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur eux tous). Puis, Allah a révélé son message final au prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).

Le fait que mes parents ne soient pas particulièrement religieux fut un réel avantage, pour moi. Ils pratiquent rarement leur religion et, lorsque j’étais enfant, ils ne m’amenaient à l’église que pour les mariages et les funérailles.

Mon père s’était éloigné de la religion à cause de la corruption chez les prêtres. Il se demandait comment ces gens pouvaient prêcher l’amour de Dieu et des hommes et encourager les gens à accomplir de bonnes actions alors qu’eux-mêmes volaient l’argent de l’Église pour acheter des villas et de luxueuses voitures et pratiquaient l’homosexualité entre eux. Il disait : est-ce que ce sont là les représentants de la religion censée nous guider et nous rapprocher de Dieu? Il était désillusionné, ce qui l’incita à devenir athée.

Les églises, dans mon pays, ont perdu la majorité de leurs fidèles à cause des actions des prêtres. En islam, je constatai que les érudits aiment aider et guider les autres dans la seule intention de plaire à Dieu et de paver leur chemin vers le Paradis.

Dans le christianisme, devenir prêtre est financièrement avantageux. Cette corruption « intestinale » éloigne beaucoup de jeunes gens de la religion au sein de laquelle ils sont nés et les pousse à chercher ailleurs les réponses à leurs questions spirituelles.

Adolescente, j’aimais beaucoup lire et, dans mes lectures religieuses, je n’étais jamais vraiment convaincue de la vérité du christianisme. Je croyais en Dieu et j’éprouvais à la fois de l’amour et de la crainte envers Lui; mais tout le reste me laissait confuse.

Je fis quelques recherches sur d’autres religions, mais jamais sur l’islam (peut-être à cause de mon éducation, à l’époque).

Mais, alhamdoulillah, Dieu eut pitié de mon âme et me guida des ténèbres vers l’obscurité.

Dieu mit sur mon chemin celui qui allait devenir mon mari, un musulman de naissance. Il sema l’amour dans nos cœurs et nous fit nous marier sans que la différence de religion ne soit un obstacle, pour nous.

Mon mari était toujours disponible pour répondre à toutes mes questions sur sa religion, sans jamais critiquer mes propres croyances et sans jamais mettre aucune pression sur mes épaules pour que je change de religion.

Après trois ans de mariage, j’avais eu la chance d’en apprendre beaucoup plus sur l’islam; j’avais lu le Coran et d’autres livres religieux et j’étais maintenant convaincue qu’il n’existait rien de tel que la trinité et que Jésus n’était pas Dieu.

Les musulmans croient en un Dieu unique, incomparable, qui n’a ni fils ni associés, et que nul ne mérite d’être adoré à part Lui. Rien ni personne ne partage Ses attributs ni Sa divinité.

Dans le Coran, Dieu Se décrit ainsi :

« Dis : « Il est Dieu, l’Unique. Dieu, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré. Et nul ne peut L’égaler. » (Coran 112:1-4)

Nul n’a le droit d’être invoqué, prié ou adoré à part Allah.

L’islam est l’acceptation et l’obéissance aux enseignements de Dieu, qu’Il révéla par l’entremise de Son dernier prophète, Mohammed.

Je devins musulmane et, pendant des années, je ne le dévoilai ni à ma famille ni à mes amis. Avec mon mari, nous continuâmes de vivre en Grèce tout en essayant de pratiquer notre islam, mais c’était extrêmement difficile, voire impossible.

Dans ma ville natale, il n’y a pas de mosquées, pas de gens qui prient ou qui jeûnent ni de femmes portant le hijab.

Il n’y a que quelques immigrants d’origine musulmane qui vinrent en Grèce pour y trouver une vie plus confortable et qui devinrent totalement assimilés. Ils ne suivent donc pas leur religion et sont complètement égarés.

Il était très difficile, pour nous, d’accomplir nos devoirs islamiques, surtout pour moi, en fait, car je n’étais pas née musulmane et n’avais donc pas reçu d’éducation islamique.

Mon mari et moi devions prier et jeûner en privé. Il n’y avait évidemment pas de adhan (appel à la prière) et aucune communauté musulmane pour nous soutenir. Nous avions constamment l’impression de reculer et non d’avancer. Notre foi diminuait de jour en jour.

Alors quand ma fille vit le jour, nous décidâmes, pour sauver nos âmes et celle de notre fille, par la volonté de Dieu, d’émigrer en terre d’islam. Nous ne voulions pas élever notre enfant dans cet environnement, au risque de la perdre.

Dieu merci, Il nous guida et nous donna la chance d’émigrer dans un pays musulman où nous entendons quotidiennement le adhan, nourrissons notre savoir religieux et raffermissons notre foi en Lui et notre amour envers le prophète Mohammed.

lien permanent

L’importance du temps en islam.  posté le dimanche 21 avril 2013 15:57

Qu’est-ce que le temps? Est-ce une dimension? Peut-on le ralentir ou l’accélérer? Lorsque nous pensons au temps, nous le concevons habituellement par la façon dont nous le mesurons, i.e. à l’aide d’horloges et de calendriers. L’homme a toujours été préoccupé par la fuite du temps, la mesure du temps. Et on a tous entendu parler de voyages dans le temps, de la relativité du temps et de la roue du temps.

Toutes sortes de théories et de concepts relatifs au temps sont étudiés au sein des religions, des philosophies et des sciences. On accorde même au temps une valeur économique : « le temps, c’est de l’argent ». C’est par le temps, aussi, que nous établissons, dans notre esprit, des séquences d’événements. Nos vies, donc, évoluent en lien étroit avec le temps et nos vies islamiques sont structurées autour des cinq prières quotidiennes. Au onzième siècle, Avicenne mit en doute l’existence du temps physique, prétendant que le temps n’existait que dans l’esprit de chacun, grâce à sa mémoire et à ses attentes. Des théologiens musulmans et chrétiens, de leur côté, ont adopté l’idée selon laquelle le temps est linéaire. Des versets de la Bible – dont celui qui suit – affirment qu’il y a un temps pour toute chose : « Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil. » (Ecclésiaste 3 :1)

Le temps possède une valeur intrinsèque que l’on reconnaît même dans les slogans de motivation pour adultes et les comptines pour enfants. Pour réaliser la valeur que prend l’écoulement de toute une année, demandez à un étudiant qui a coulé ses cours et qui doit reprendre une année complète. Pour réaliser la valeur de tout un mois, demandez aux parents d’un enfant né prématurément et pour réaliser la valeur d’une seule seconde, demandez au survivant d’un accident.

Le Coran et la sounnah du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) soulignent clairement que le temps est très important, en islam. Les croyants sont invités à prendre conscience de la fuite du temps et à organiser leur temps de manière efficace et avec sagesse. Si les croyants ne perdent pas leur temps ni n’en abusent, s’ils voient plutôt le temps comme une bénédiction de Dieu, ils ont alors toutes les raisons d’espérer le succès, autant dans cette vie que dans l’au-delà.

« Par le temps! En vérité, l’homme court à sa perte, à l’exception de ceux qui croient et font le bien, s’enjoignent mutuellement de s’en tenir à la vérité et s’incitent mutuellement à la patience. » (Coran 103)

Dans les hadiths suivants, le prophète Mohammed a enseigné à ses fidèles et à tous les croyants à accorder de la valeur au temps :

« Les hommes se tiendront debout, au Jour du Jugement, et ne pourront avancer tant qu’ils n’auront pas rendu de comptes sur quatre choses : leur vie et comment ils l’ont passée; leur jeunesse et comment ils l’ont mise à profit; leurs biens et comment ils les ont acquis et administrés; leur savoir et comment ils l’ont appliqué. »

« Il y a deux faveurs de Dieu que beaucoup de gens oublient : la santé et le temps libre. » (Sahih al-Boukhari)

L’islam nous enseigne que le temps passe vite et ne revient jamais; nous devons donc demeurer vigilants sur l’usage que nous en faisons. C’est un cadeau précieux que possède l’être humain et Dieu peut décider de nous le reprendre à tout moment. Dieu est Celui qui donne, mais aussi Celui qui reprend. Le temps passe vite et Dieu nous rappelle, dans le Coran, que lorsque nous nous tiendrons devant Lui, au Jour du Jugement, notre temps passé sur terre nous apparaîtra comme si nous avions vécu moins d’une journée.

« Ils s’interrogèrent entre eux; l’un dit : « Combien de temps êtes-vous demeurés là? ». Les autres dirent : « Nous sommes restés là un jour, ou peut-être moins encore… » D’autres dirent : « Votre Seigneur sait mieux combien de temps nous y sommes restés. » (Coran 18:19)

« Il leur sera demandé : « Combien d’années êtes-vous restés sur terre? » Ils répondront : « Un jour, ou moins qu’un jour… Qu’on s’en réfère plutôt à ceux qui comptent. » (Coran 23:113)

Le croyant ne devrait pas perdre son temps sur des choses qui ne l’aideront pas à se rapprocher de son Créateur. Les actions qui n’apportent aucun bienfait ni pour lui ni pour la société ni pour l’humanité en général sont le plus souvent du gaspillage de temps. L’islam a catégorisé les choses selon leur niveau d’importance pour l’être humain. Les premiers musulmans avaient pour habitude de saisir chaque seconde de temps libre et de l’utiliser à bon escient.

Thabit al-Bounany a raconté : « Quand mon père était sur son lit de mort, je voulus l’aider à prononcer l’attestation de foi, mais il me dit : « Fils! Laisse-moi tranquille, car j’ai récité toutes mes invocations cinq fois et je m’apprête à le faire une sixième fois. »

Le prophète Mohammed a également dit à ses fidèles : « Ne maudissez jamais le temps, car Dieu est Celui qui l’a créé. » (Sahih Mouslim) L’imam an-Nawawi a ainsi commenté ce hadith en disant que la phrase « Dieu est Celui qui l’a créé » signifie que c’est Dieu qui fait passer le temps et qui y fait survenir des événements et qu’Il est le Créateur de tout ce qui arrive.

Ceux qui comprennent et apprécient la valeur du temps devraient faire des efforts pour l’organiser et le planifier de manière réaliste. La vie entière d’un croyant peut être considérée comme un acte d’adoration s’il est constamment conscient de ne faire que ce qui plaît à Dieu, exclusivement. Les obligations religieuses doivent être une priorité dans la vie du musulman. Et Dieu est si généreux que, même s’il nous arrive de gaspiller notre temps, celui-ci devient béni dès que nous l’utilisons dans le but conscient de plaire à Dieu.

Les paroles de Dieu, dans le Coran, et le message du Prophète aux croyants sont clairs : nous devons, en tant qu’êtres humains, être conscients de l’importance du temps. Dieu nous rappelle que notre vie, ici-bas, n’est que temporaire et que nul ne sait à quel moment il mourra. Comme croyants, ne devons éviter le plus possible de perdre notre temps à des choses futiles et le voir comme une bénédiction de Dieu. Nous devons prendre conscience que même les quelques minutes que nous perdons ici et là ne reviendront jamais. Lorsque notre temps, ici-bas, arrivera à son terme, nous ne pourrons plus revenir en arrière et nous devrons alors rendre des comptes sur l’usage que nous en aurons fait. Le temps est si précieux!

lien permanent
|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à arefe

Vous devez être connecté pour ajouter arefe à vos amis

 
Créer un blog